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mardi 29 novembre 2016

Assemblée générale

Nous avons le plaisir de vous inviter à l'assemblée générale annuelle de l'association.
Elle a été fixée au jeudi 15 décembre prochain et se tiendra aux Archives départementales des Bouches-du-Rhône à Marseille, à 18h00.

Comme chaque année, ce rendez-vous sera l'occasion de proposer un bilan sur l'année écoulée, les actions menées et les succès remportés par la #TeamAEDA, et de faire un point sur les perspectives pour 2017. C'est aussi un moment convivial où chacun pourra exprimer ses attentes concernant l'association et échanger avec les membres de l'association (et les autres !).

Vous trouverez
l'ordre du jour de l'assemblée générale.
Vous trouverez également le
formulaire de procuration à destination de celles et ceux qui ne pourraient être présents le 15 décembre et qui souhaiteraient faire voter quelqu'un en leur nom (formulaire à confier en original à un membre qui sera présent lors de l'AG, ou à envoyer en version scannée à l'adresse aeda_up@yahoo.fr en indiquant qui l'on souhaite avoir comme mandataire). 

Si vous souhaitez d'ores et déjà régler votre cotisation pour l'année 2017, les tarifs et le formulaire à remplir sont disponibles sur la page "Comment adhérer ?" de ce blog !

Maud Jouve
Pour le Conseil d'administration de l'AedAmu

mercredi 16 novembre 2016

La #TeamAEDA au pays des Gones

Après une première rencontre inter-associative à Marseille en juillet dernier, la #TeamAEDA et la #TeamADAL se sont retrouvées à Lyon pour le match retour samedi 12 novembre. Au programme pour les 17 personnes présentes : visite du Vieux Lyon le matin, restaurant le midi et balade dans la ville l'après-midi.


Malgré le froid mordant, nous avons ainsi profité d'une visite guidée du Vieux Lyon au cours de laquelle Marseillais et Lyonnais d'origine ou d'adoption ont pu apprendre tout à la fois des faits historiques et anecdotes concernant la ville.

Citons entre autres : le "gone" faisant référence à la robe (gona) portée par les jeunes enfants qu'ils soient de sexe masculin ou féminin dans la période médiévale, les traboules n'ont pas été le lieu où nombre de Résistants purent échapper à la Gestapo au cours de la Seconde guerre mondiale (cette information étant largement fantasmée), ou encore plusieurs scènes de l'adaptation cinématographique par Philip Kaufman du roman L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera ont été tournées à Lyon (notamment sur la place Saint-Jean, dont les hautes façades couleurs crème rappellent effectivement celles de la capitale tchèque où est supposée se dérouler l'histoire).



  
A midi, tradition oblige, nous avons repris des forces et un peu de chaleur dans un bouchon lyonnais où les discussions entre membres des deux associations ont été entrecoupées par la dégustation de saucissons cuits, andouillettes et autres quenelles lyonnaises.

Pour finir en beauté la journée, et afin d'éliminer toutes ces calories largement méritées, nous avons entrepris la montée jusqu'à la basilique de Fourvière avant d'en descendre par les jardins du Rosaire.



Pourquoi organiser des journées entre les deux associations ? 

A la volonté d'approfondir les contacts chaleureux noués à l'occasion du Colloque des archivistes communaux et intercommunaux à Limoges en juin 2015 puis au Forum des archivistes à Troyes en mars et avril 2016, et de profiter des possibilités offertes par la proximité géographique, s'ajoute évidemment le souhait des deux associations de favoriser de nouvelles rencontres entre étudiants des promotions actuelles et professionnels plus ou moins récemment diplômés. Les personnes présentes étant issues de formations similaires mais non identiques, les discussions ont été d'autant plus riches.

Échanger sur le contenu de nos formations, la manière dont nous percevons nos métiers, ce qui nous passionne le plus (ou le moins !) dans les archives, les modalités d'insertion professionnelle, nos impressions sur tel type de mission archivistique ou tel autre... Les sujets de discussion ne manquent pas et sont notamment l'occasion pour les étudiants présents de constituer via les associations un début de réseau professionnel afin de faciliter leur insertion future et connaître des personnes susceptibles d'éclairer une dimension ou une autre du métier.

Promouvoir les formations en archivistique, favoriser l'insertion professionnelle de leurs (futurs) diplômés, échanger sur les facettes du métier... Ce type de rencontres s'inscrit à n'en pas douter au cœur des missions que se donnent les associations des étudiants et diplômés en archivistique ! Les deux présidentes sont donc ravies d'avoir pu faire se rencontrer étudiants et professionnels en archivistique dans un contexte convivial et culturel en partie différent de celui proposé par chaque association habituellement.


L'AedAmu remercie l'ensemble des personnes présentes pour leur participation et plus particulièrement Marion Rivière, présidente de l'ADAL, pour l'organisation de la journée. 


L'année 2016 n'est pas terminée et de nouveaux moments forts attendent les adhérents et sympathisants des deux associations dans les prochaines semaines : un apéro rencontre à Marseille par et pour la #TeamAEDA le 8 décembre prochain et la prochaine journée d'étude annuelle du groupe régional Auvergne-Rhône Alpes aux Archives municipales de Lyon le 1er décembre prochain, avec la participation de l'ADAL !

vendredi 30 septembre 2016

We love Data


Vendredi 23 et samedi 24 septembre se tenait à Aix-en-Provence le premier Dataliteracy Conference organisé par la Fing. Vous vous dîtes : C'est quoi un Dataliteracy ? Qui donc a pu avoir une idée pareille ? Et quel lien avec les archivistes ?



Data-truc…

Commençons par expliciter ce qu'est un Dataliteracy. Mot valise anglais composé de Data (là vous me suivez) et de literacy qui signifie « alphabétisation ». Il est donc question d'alphabétiser à la donnée ! Vaste programme. Si vaste qu'il aura bien fallu deux jours complets pour amorcer des réflexions et propositions autour de ce thème.

Durant ces deux journées les participants ont échangé autour de leurs expériences et réflexions à propos de l'acculturation à la donnée.



N’ayant pu être présent ce jour-là, je ne peux vous rendre compte des conférences et masterclass qui ont eu lieu le vendredi. Des captures vidéos de ces séances ayant été faites, il faudra attendre leur mise en ligne pour en profiter. Nous pouvons d’ores et déjà prendre connaissance de comptes rendus sur certains blogs et peut-être comprendre cet énigmatique : «Bridging the Gap Between Data Haves and Data Have-Nots». Et comme toujours relire les tweets via ce mot-dièse #DLC2016

J’ai eu la chance de pouvoir participer à des ateliers et assister à des démonstrations d’outils ou projets. Il est important de souligner que la majorité du public n’était pas composé de geek férus de technique ou de codes. L’un des objectifs de ce Dataliteracy était d’amener des individus de tous horizons à partager leur matière grise, leurs envies et leur bonne humeur !.


La Fing ? Qui ça ? Qui donc ?

Cet événement est le fruit du travail de La Fing, soutenue par de nombreux partenaires. Cette association, qui existe depuis plus de 15 ans, a pour but d’accompagner les collectivités, entreprises, universités et administrations dans la mutation en lien avec les transformations numériques.

Pour des raisons historiques, cette association a une antenne marseillaise depuis ses débuts. Ceci explique notamment pourquoi ce premier Dataliteracy a eu lieu à Aix-en-Provence. La Fing a créée en son sein un Infolab (sur le modèle des Fablab) afin de créer des lieux de réflexion et d’expérimentation autour de la donnée. Charles Nepote, organisateur de ces deux journées, est en charge de celui de Marseille.

Vous pouvez retrouver, en ligne, une large palette d’outils réutilisables par tout un chacun. Je vous conseille notamment l’interview de la donnée, qui a été l’occasion d’un jeu de rôle particulièrement plaisant lors du samedi après-midi.


Et les archivistes dans tout ça ?

Si vous pouvez lire ce compte rendu sur le blog de la #TeamAEDA c’est parce que ce Dataliteracy nous concerne bien évidemment dans nos métiers. En effet, notre rôle est depuis la nuit des temps d’être des médiateurs d’informations. Qualifier, enrichir, conserver, transmettre ? Voilà quelques mots qui ne nous sont pas inconnus.

Résultat du workshop
Comment sensibiliser à la Data les différents échelons d'une organisation ?


Il est d’ailleurs à noter que chaque personne devant qui je me suis présenté en tant qu’archiviste a eu quasi la même réaction. Une surprise de quelques secondes, avant de se dire qu’évidemment alphabétiser à la donnée concerne les archivistes. Nous avons grand intérêt à participer à ces événements au risque de nous isoler. Tout cet éco-système de manipulateurs de donnée peut nous ouvrir un nouveau public et nous aider à renouveler nos pratiques.

jeudi 8 septembre 2016

Un heureux événement

Le Collectif et la Cofem de l'AAF ont le bonheur immense de vous annoncer la naissance du bébé le plus magnifique de la sphère archivistique de la synthèse relative à l'enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes !

Bébé. Paul Guimard, Archives départementales de Dordogne, 33 Fi 392


Poids : 78 pages
Taille : format A4

Après une gestation de près d'une année et demi, le groupe de travail a finalisé cette synthèse portant sur les quasi 700 réponses obtenues au questionnaire diffusé à l'automne 2015. Pour connaître en détails les résultats du dépouillement et de l'analyse des réponses, ainsi que les points forts et limites de notre travail, nous vous invitons à prendre directement connaissance de ce document. Afin d'apporter un éclairage supplémentaire à ce travail, vous pouvez également prendre connaissance de la synthèse publiée par le Collectif lors de l'enquête réalisée en 2005.

Les parents se portent bien. Ils seront ravis de présenter leur "gros bébé" à des responsables de formations universitaires en archivistique à l'occasion de la journée d'échanges "Formations initiales et continues" du 13 octobre prochain organisée par la Cofem. Ils tiennent l'ensemble des données à la disposition de celles et ceux qui souhaiteraient les analyser pour éclairer leurs interrogations en matière d'insertion professionnelle et conditions d'emploi de tous les archivistes.

Par ailleurs, le Collectif se réunissant ce même 13 octobre, nul doute que les premiers pas du "gros bébé" dans la sphère archivistique feront l'objet de leurs discussions ! Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de sa croissance et de son état de santé.

jeudi 19 mai 2016

Conférence : "Charloun Rieu, un poète paysan"

Dans le cadre de leur cycle de conférences « A la découverte de Provençaux méconnus », les Archives départementales des Bouches-du-Rhône (AD13) proposaient jeudi 18 mai une intervention ayant pour objet « Charloun Rieu, un poète paysan » : Charloun, poète, chansonnier et conteur, sans jamais quitter son village natal des Alpilles et la vie laborieuse des champs, compose une œuvre savante et populaire à la fois. Avec sa traduction de l’Odyssée et ses Chants du terroir, il est une des grandes figures de la poésie en langue provençale.


Cette conférence était proposée par Félix Laffé, historien de la société provençale et archiviste retraité anciennement en poste aux AD13, qui a inspiré nombre de membres anciens et actuels de la Team AEDA. Ainsi, que cela soit notre ancien trésorier Julien, notre actuel gardien du Trésor @Fredimars ou encore notre ancienne secrétaire Anaïs, il leur a tous transmis le goût de l'archive aussi bien lors de Journées européennes du patrimoine qu'à l'occasion d'enseignements dispensés dans le cadre du master professionnel en archivistique d'Aix-Marseille Université. La Team AEDA était donc naturellement présente en force ce jeudi aux AD13 à Marseille pour assister à sa présentation.






Avec un plaisir évident et un sens aigu de la formule, Félix Laffé a présenté l’œuvre et la vie de ce poète issu d'un milieu paysan modeste qui fut gardien de troupeaux en Camargue, transporteur de matériaux pour son père devenu un temps entrepreneur en travaux publics puis journalier et ouvrier agricole pour les fermiers des alentours, sans oublier sa participation au creusement du canal d'assèchement de la vallée des Baux.


Inspiré par ses différentes vies passées essentiellement au cœur des Alpilles dans la commune du Paradou, dans laquelle il naît en 1846 et meurt en 1924, il a écrit des poèmes chantés, parfois en prose, une pièce de théâtre et a traduit l'Odyssée d'Homère, tout cela en provençal. Son œuvre compte pas moins de 133 pièces (ainsi qu'une cinquantaine d'autres ne nous étant pas parvenue).

Il se base sur des moments vécus, souvent rocambolesques, tels que la saisie de ses biens parce que – étourdi – il a oublié de payer ses impôts, son déménagement suite à cet événement, les misères que lui cause son compagnon de toujours le mulet Roubin, son araire qui se brise en huit morceaux ou encore l'huile issue de sa récolte d'olives se répandant partout, etc., pour proposer des poèmes tragi-comiques souvent malicieux.

Son œuvre reflète, on le voit, la vie rurale et un apprentissage de la paysannerie à l'ancienne. Mais Charloun Rieu puise également son inspiration dans les événements de son temps (il témoigne par exemple de l'inauguration du canal d'irrigation de la vallée des Baux, ou rédige un poème relatif au 15e corps, dont il prend la défense, durant la Première guerre mondiale), son intérêt pour le vocabulaire rustique (parfaitement intégré dans ses chansons, ainsi le nom des huit pièces constituant l'araire dont nous parlions précédemment), comme pour les femmes (la plupart des poèmes concernés évoquant le mystère du sentiment amoureux et témoignant essentiellement d'une grande pudeur).




Le caractère chantant de ses textes est mis en valeur par Félix Laffé qui inclut des lectures d'extraits en provençal de plusieurs poèmes, tels que le fameux « Moun San-Miquéu » (« Mon déménagement »), afin d'étayer son propos par ailleurs illustré de nombreux documents d'archives.

Charloun Rieu contribue dès les années 1890 à la revue de Frédéric Mistral L'aïoli et il est indiqué que sa profession est « Félibre » dans le recensement nominatif de 1905. Dans les années 1900-1910 il trouve enfin le temps de s'investir comme il le souhaite dans le mouvement félibrige. Il est ainsi nommé membre à vie du consistoire du mouvement et le représente à Paris lors de conférences.




A sa mort en 1924, il avait acquis une certaine réputation comme poète paysan et nombre d'hommages lui furent rendus dans les années qui suivirent : monument érigé à son effigie sur la place du Château des Baux, grande fête organisée en son honneur et place renommée à son nom au Paradou en 1935, et, encore, l'élévation d'un buste le représentant sur la fontaine située face à la mairie de cette commune en 1965. Félix Laffé justifie notamment cette gloire, qui transcende les clivages politiques, par l'universalité des comportements dans l’œuvre de Rieu.

Ce poète aujourd'hui relativement méconnu est bien présent dans la sphère publique. Ainsi, Félix Laffé a recherché les mentions qui en sont faites dans les dénominations de voies et établissements publics des communes du Sud-Est. Il s'avère qu'elles sont multiples, et pas uniquement au Paradou. On peut citer le collège Charloun Rieu à Saint-Martin-de-Crau, l'impasse qui porte son nom dans le 16e arrondissement de Marseille ou encore la rue Charloun Rieu à Toulon.

mercredi 27 avril 2016

Rencontre du Collectif avec l'ICA/SPA

Le 31 mars dernier, à l’occasion du Forum des archivistes à Troyes, plusieurs associations étudiantes du Collectif (Adal, Adeda78, Adelitad, Aedaa et AedAmu) ont rencontré l’ICA/SPA (section des associations professionnelles du Conseil International des Archives) avec qui l’AAF les avait mis en relation quelques semaines avant le Forum.


Étaient présent(e)s lors de cette matinée d’échanges :

Pour les associations étudiantes :
Florian Giraud, Marion Rivière (Adal)
Frédéric Allio, Maud Jouve, Lucile Node (AedAmu)
Anaël Roinard (Aedaa)
Sébastien Menu (Adeda78)
Noémie Dohey (Adelitad)

Pour l’ICA/SPA :
Cristina Bianchi (Suisse)
Marta Munuera Bermejo (Catalogne)
Claude Roberto (Canada)
Fred Van Kan (Pays-Bas)
Becky Haglund (États-Unis)
Bettina Joergens (Allemagne)
Vilde Ronge (Norvège
Michal Henkin (Israël)


La rencontre avec les membres de l'ICA/SPA s'est déroulée sous forme d'une table ronde durant laquelle échanges et bonne humeur ont rythmé notre matinée. Dans un premier temps, les membres de la délégation de l’ICA/SPA ont posé de nombreuses questions aux membres du Collectif.


1ère question : Quelles sont les différentes formations en France en archivistique ?

Maud (AedAmu) : Dans le milieu universitaire, les formations en archivistique proposées sont essentiellement de niveau bac + 5. Après une licence, généralement en histoire, en littérature ou bien dans le domaine du patrimoine, les étudiants suivent des masters professionnels en archivistique sur 2 ans.


2ème question : Comment les étudiants choisissent leurs formations professionnelles en master ?

Florian (Adal) : Pour les étudiants, le choix de la formation se fait généralement en fonctions de la localisation géographique de leur lieu de vie par rapport à celle des organismes de formation. A noter que certaines formations auraient une meilleure réputation que d'autres, par exemple Angers et Mulhouse, qui sont les formations en archivistique universitaire les plus anciennes.


3ème question : Quel est le contenu principal des formations ? Les domaines des nouvelles technologies et de l'archivage électroniques sont-ils abordés ?

Maud (AedAmu) : En France, le contenu des enseignements concerne principalement les missions dites traditionnelles de l'archiviste (« les 4 C »). Suivant les formations, les notions de « records management » et d'archives électroniques sont plus ou moins abordées et approfondies.


4ème question : Qu'en est-il de l'apprentissage sur les archives privées des entreprises ?

Noémie (Adelitad) : A Mulhouse, les archives privées d'entreprises sont largement évoquées dans la formation ; il existe même un parcours dédié. L'histoire industrielle de la région explique cette spécificité.

Maud (AedAmu) : A Aix, il n'y a pas de cours centré sur les archives privées d'entreprises.

Sébastien (Adeda78) : Dans les universités, chaque formation demande de réaliser des stages et les étudiants ont alors la possibilité de les faire dans le domaine des archives privées d'entreprises.

Anaël (Aedaa) : Les employeurs des entreprises privées recrutent surtout des personnes pour les archives électroniques. Pour les étudiants, ces recrutements sont compliqués car ils manquent de compétences et d'expériences dans ce domaine.


5ème question : Avez-vous tous un travail aujourd'hui ? En sortant des études, les étudiants trouvent-ils du travail facilement ?

Florian (Adal) : Le Collectif A8, en partenariat avec l'AAF, a réalisé pour la 3ème fois une enquête portant sur l’insertion professionnelle des archivistes. Les résultats de cette enquête indiquent que la majorité des étudiants trouvent un emploi durant la 1ère année suivant l’obtention de leur diplôme. Cependant ces premiers emplois sont souvent des CDD, principalement dans le secteur public.

Maud (AedAmu) : Le Collectif A8, qui réunit toutes les associations étudiantes des différentes formations universitaires en archivistique de France, publie deux 2 fois par mois un bulletin des offres d’emplois et de stages afin de faciliter l’insertion professionnelles des étudiants nouvellement diplômés.


6ème question : Participez-vous au programme de ce forum ? Existe-t-il une section spécifique pour les jeunes à l’AAF ?

Maud (AedAmu) : Dans le cadre du Forum, l’AAF a organisé une opération appelée “Forum des métiers” consistant à proposer aux membres qui le souhaitaient de rencontrer des étudiants et jeunes diplômés afin d’échanger autour de leur expérience professionnelle. Le but étant que ces jeunes diplômés rencontrent des archivistes expérimentés aux profils variés pour évoquer la profession, l’insertion professionnelle et leur ressenti sur le métier d’archiviste.


7ème question : Est-ce que le management d'équipe est abordé dans les formations (comme en Allemagne) ?

Anaël (Aedaa) : Cette compétence est très peu abordée.

Florian (Adal) : On apprend surtout cette compétence directement dans nos emplois et lors des formations AAF.


8ème question (posée par le Collectif A8) : Qu'en est-il des formations en archivistique dans chacun de vos pays ?

Bettina Joergens (Allemagne) : L'Allemagne est un pays fédéral, chaque région doit discuter avec les autres des programmes de formation pour trouver un accord couvrant l'ensemble du pays. C'est donc un processus très long pour mettre en place des formations en archivistique ou dans d'autres domaines. Mais elles existent dans chaque région.

Becky Haglund (États-Unis) : La formation en archivistique se concentre beaucoup plus sur les bases de l'archivage et l'archivage électronique. Il n'y a pas de place pour le management d'équipe dans les formations.

Fred Van Kan (Pays-Bas) : C'est la même chose. Cependant, il y a une forte demande de personnes formées aux bases de l’archivistique et de l’archivage électronique. La gestion d'équipe est évoquée en fin de parcours dans les formations. Ces dernières ont pour objectif premier que les étudiants soient d'abord formés en archivistique.

Vilde Ronge (Norvège) : Les études sont différentes. D'un côté des étudiants apprennent l'Histoire et se spécialisent en archivistique et de l'autre il y a des formations en records management. Mais il n'existe aucune passerelle entre les deux.

Marta Munuera Bermejo (Catalogne) : En Espagne, et plus spécifiquement en Catalogne où il y a la seule et unique formation en archivistique, c'est le même problème. C'est d'ailleurs l'association des archivistes de Catalogne et d'Espagne qui donne cette formation aux étudiants. La formation est donc très précaire.

Maud (AedAmu) : En France, les formations commencent à être vraiment reconnues. Les formations sont récentes au final, mais un métier qui existe depuis longtemps. Les nouvelles formations dans les masters connaissent en permanence des changements et tentatives d'améliorations.

Cristina Bianchi (Suisse) : C'est le même problème pour les formations. Il y a un véritable manque de reconnaissance dans le travail, surtout vis à vis des entreprises privées qui ne les connaissent pas.

Florian (Adal) : Certains anciens étudiants travaillent dans des entreprises privées mais ce sont des cas assez rares. A Angers, certaines formations de l'Université ont des liens avec des grosses entreprises telle que Peugeot ou EDF.

Michal Henkin (Israël) : Il n'y a pas trop de différence avec les autres formations dans le monde. Si ce n'est que les étudiants sont tous plus âgés : 30/40 ans. Ce sont souvent des reconversions. Les études en archivistique dans ce pays sont compliquées : manque de programme, manque d'enseignants… Malheureusement, il n'y a pas beaucoup d'évolution depuis quelques années.

Claude Roberto (Canada) : Au Canada, il y a six universités qui proposent des formations en archivistique. Ce sont des formations plutôt anciennes avec par contre des spécificités plus récentes et de plus en plus pointus sur le métier.


9ème question : En matière de numérisation de documents, de documents iconographiques et audiovisuelles, avez-vous un module dans vos formations là-dessus ?

Sébastien (Adeda78) : En France, il existe notamment deux formations spécifiques pour les archives audiovisuelles à Toulouse et à Paris.


10ème question : Au niveau de la mise en ligne des documents, qui est une problématique récente et qui engage un processus complexe, quelles sont les formations que vous avez eu la dessus ?

Maud (AedAmu) : Les offres d’emploi relatives à de la numérisation ne sont pas forcément bien vues en France, lorsqu’on demande à des personnes d’être diplômées de master 2 en archivistique pour effectuer un travail d’opérateur de numérisation. Alors que c'est un véritable travail d'analyse et d'indexation. Cependant, la numérisation des registres paroissiaux et d'état civil est presque systématique dans les services d'archives car ce sont les documents les plus consultés et donc les plus fragiles. Ce sont les Archives Départementales qui gèrent et contrôlent la conformité de ces numérisations.

Claude Roberto (Canada) : ce sont les conservateurs qui numérisent, indexent et analysent les documents. Ce sont de vrai spécialistes en conservation, ce ne sont pas que des techniciens.

Marta Munuera Bermejo (Catalogne) : La numérisation est trop chère. Économiquement, nous manquons de moyens.


11ème question : Comment se sont créées vos associations ? De quelle volonté ?

Maud (AedAmu) : L’AedAmu est née d’une demande expresse des responsables professionnel et universitaire de la formation. C’est réellement un plus d'avoir une association en lien avec la formation pour accompagner les étudiants pendant et après leurs études. Ce sont des associations plutôt dynamiques. Elles organisent des Journées d’étude, des journées de rencontre où les anciens et les nouveaux étudiants échangent sur le métier et la formation. Cependant, il est difficile aujourd'hui de motiver les étudiants des nouvelles promotions. Concernant l’AedAmu, ceux qui gèrent l'association sont pour la plupart issue des premières promotions.

Noémie (Adelitad) : La formation de Mulhouse est la plus ancienne, elle a plus de 30 ans. L'association liée à cette formation avait été créée par les étudiants pour faire connaître le métier et leur formation (qui était donc alors la seule en archivistique de France, hors Ecole nationale des Chartes).

Fred Van Kan (Pays-Bas) : Dans les autres pays du monde, ce type d'association étudiante en lien avec les formations n'existe pas. L'ICA est divisée en sections, représentant chaque pays, qui se réunissent pour des temps conviviaux. Par exemple, il va y avoir prochainement un festival du film archivistique à l’occasion du prochain congrès de l’ICA, qui se tiendra à Séoul en septembre prochain. Au total, 66 films de tous pays ont été reçus et le jury en sélectionnera 9. Le public sera prochainement invité à voter pour le meilleur film (prix du public).


Nous tenons à remercier les intervenants de l’ICA/SPA pour la matinée qu’ils nous ont accordée. Une matinée d’échanges et de partage, qui s’est terminée par une photo afin d’immortaliser ce moment !


Compte rendu proposé par Lucile NODE (AedAmu) et Marion RIVIERE (Adal)

A retrouver également sur le blog de la Team ADAL à l'adresse suivante :
https://adallyon.wordpress.com/2016/04/28/rencontre-du-collectif-avec-licaspa/

lundi 18 avril 2016

La restitution de Troyes (concernant les résultats de l'enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes) a bien eu lieu !

Vendredi 1er avril, dernier jour du Forum de Troyes, Florian (ADAL), Sébastien (ADEDA78), Virginie (COFEM) et moi avons proposé une première restitution des résultats de l'enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes élaborée par le Collectif et la COFEM de l'AAF.


Plutôt qu'un résumé de l'ensemble des premières analyses auxquelles nous avons pour le moment abouti suite au dépouillement des réponses à cette enquête, nous avons choisi de revenir sur la genèse du projet puis de souligner les ruptures et continuités sensibles depuis 2005 (date de la première enquête menée par le seul Collectif) avant de faire un focus sur les données relevant de l'archivage électronique (thème du Forum oblige !).




Nous avons mené cette restitution devant un public nombreux d'une trentaine de personnes, dont des étudiants de master 1 de l'université d'Angers, un des responsables de la formation universitaire en archivistique proposée par Lille 3 et, bien évidemment, des membres illustres de la Team AEDALAMU (soit la #TeamAEDA et la Team ADAL).





Des interrogations sur la pertinence de comparer les données recueillies en 2015 avec les analyses des deux précédentes enquêtes dont le périmètre n'était pas le même, des demandes de précisions concernant certains résultats, des sollicitations pour rejoindre le groupe de travail ou des discussions plus informelles à propos des conditions d'insertion professionnelle des diplômés en archivistique… Les échanges avec la salle ont été très riches !

Nous avons par ailleurs été touchés par le vif intérêt et les remerciements chaleureux de plusieurs participants à propos de ce projet ambitieux mené par un groupe de travail comptant pas moins d'une vingtaine de personnes très investies.

En conclusion de la présentation, nous avons évoqué notre souhait que les résultats de l'enquête trouvent un écho auprès de chaque archiviste, reflétant leurs préoccupations et soutenant la revendication d'une reconnaissance accrue de nos compétences comme gestionnaires de l'information. Cette première exploitation concrète des résultats nous amène à penser que cet objectif sera largement rempli.

A noter que l'analyse et le recoupement des données de l'enquête ne sont pas encore achevés mais aboutiront prochainement à une synthèse qui sera diffusée via les canaux habituels.


D'ici là, n'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez également vous emparer de ces données pour les interroger au regard de vos propres problématiques, ou si vous êtes intéressé pour rejoindre le groupe de travail !

Maud (prez de l'AedAmu, membre du groupe de travail)






vendredi 15 avril 2016

Les Marseillais à Troyes : Les comm' même pas IRL du webmaster

Plusieurs membres de la #TeamAEDA ont eu la chance de participer au deuxième Forum des archivistes organisé par l’AAF du 30 mars au 1er avril derniers. Nous les avons questionnés à propos de leur ressenti sur ces trois jours, vous retrouverez toute cette semaine leur témoignage !

Aujourd'hui, notre webmaster Julien Benedetti lâche ses comm' sur le blog.


- Quelle intervention as-tu préféré ? 

La conférence inaugurale de Bruno Bachimont « Les archives et la massification des données : une nouvelle raison numérique ? ». Il y a eu beaucoup d'interventions de grande qualité mais je choisis celle-ci pour son apport théorique, même philosophique, à notre rapport à la donnée et à l'archive. Cette longue intervention correspond à ce que j'attends d'un événement majeur comme le forum de l'AAF.

Je retiens aussi l'intervention de Chloé Moser et Agnès Dejob « Métamorphoses des archives, constance de l'archiviste ? ». Principalement car l'une des intervenantes a eu la brillante idée de me citer dans son propos. Je suis heureux de mon apport à l'archivistique française. #humilité


- Quel a été pour toi le plus beau moment associatif ? 

La restitution des premiers résultats de l'enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes. C'est un très beau projet qui a été mené par le Collectif A8 en partenariat avec la COFEM (Commission formation, emploi, métiers) de l'AAF. Maud Jouve a travaillé sur cette enquête pour notre association en étant vice-présidente et l'a continué une fois présidente. Pour moi, c'est un passage de flambeau important et je suis heureux de savoir la #TeamAEDA entre de si bonnes mains.


T'es archiviste et t'as pas de compte Twitter ? Non mais allô !

- As-tu des idées ou des projets qui sont nés pendant le forum ? 

Pour mon plus grand malheur, je dirais des dizaines. Certaines tiennent du rêve ou d'envies personnelles mais d'autres touchent au quotidien de mon travail au Conseil régional. Deux ateliers ("Traiter un vrac numérique" et "SEDA 2") m'ont apporté un très bon outillage pour le traitement de nos fonds numériques. 

Je rentre donc avec beaucoup de projets, mais je vais devoir les hiérarchiser pour ne pas m'y perdre...


- Un regret ?

Ne pas être doué du don d'ubiquité. Il a fallu faire des choix et donc hélas renoncer à voir certaines interventions. Sur un volet plus personnel, je regrette de n'avoir pu que croiser mes amis archivistes des quatre coins de France, sans avoir toujours eu le temps de discuter plus longuement. 

jeudi 14 avril 2016

Les Marseillais à Troyes : Les clapotis de la Petite sirène

Plusieurs membres de la #TeamAEDA ont eu la chance de participer au deuxième Forum des archivistes organisé par l’AAF du 30 mars au 1er avril derniers. Nous les avons questionnés à propos de leur ressenti sur ces trois jours, vous retrouverez toute cette semaine leur témoignage !

Aujourd'hui, les clapotis d'une petite sirène, même pas marseillaise mais déjà adoptée, Maïwenn Bourdic.



- Quelle intervention as-tu préféré ?

Un peu en plein sprint final pour le... Datasprint, j'ai profité en pointillé des interventions. Néanmoins en voici trois que j'ai beaucoup apprécié :

- L'archiviste de l'Alberta Claude Roberto, qui expliquait comment les archives francophones ont été valorisées auprès des écoliers, à coup d"'archivobox" sur clé usb, dans un contexte où valoriser le patrimoine francophone dans une province devenue anglophone est une politique volontariste.

- L'intervention de Marie Astrid Medevielle, professeur d'info doc dans un CDI de lycée à Rouen, (@m_medevielle) qui utilise les archives dans des projets pédagogiques alliant culture numérique, redocumentarisation, usage des outils numériques (blog, réseaux sociaux, etc).

Je me suis rattrapée un peu en faisant des storify pour voir ce qui s'était passé ailleurs ! 

Et enfin, l'intervention de Marie Ranquet et Aude Roelly "Faut-il euthanasier les archives ?", toujours très revigorante tout en mettant le doigt là où c'est sensible, était très bien.

La soirée de gala a tourné la tête de la Petite Sirène

- Quel a été pour toi le plus beau moment associatif ?

Le Airbnb du bonheur :-) ! De manière générale, le forum est un beau moment associatif dans son ensemble. Revoir des gens, rencontrer des twittos, faire connaissance avec de nouvelles personnes.


- As-tu des idées ou des projets qui sont nés pendant le forum ?

Plein de dataviz d'inventaires !! Oui, je suis un peu monomaniaque...


- Un regret ?

Ne pas avoir profité plus de tout (et notamment du champagne au gala) ! Et ne pas avoir réussi à jeter un œil de jour au centre ville de Troyes, qui avait l'air fort sympathique.

mercredi 13 avril 2016

Les Marseillais à Troyes : Les confessions du trésorier

Plusieurs membres de la #TeamAEDA ont eu la chance de participer au deuxième Forum des archivistes organisé par l’AAF du 30 mars au 1er avril derniers. Nous les avons questionnés à propos de leur ressenti sur ces trois jours, vous retrouverez toute cette semaine leur témoignage !

Aujourd'hui, les confessions de notre trésorier Frédéric Allio.


- Quelle intervention as-tu préféré ? 

Question difficile d'entrée puisque il y avait une forte densité d'interventions en tous genres ! J'ai préféré de mon côté des interventions moins "techniques" comme la toute première dans l'auditorium (intervention de Bruno Bachimont intitulée « L’archive et la massification des données : une nouvelle raison numérique ? ») et celle de Marie Ranquet et Aude Roelly sur l'euthanasie des archives. Deux interventions empreintes de réalisme, de philosophie, de futurisme et de décalage de pensée pour moi, abordées par des prismes différents. 


- Quel a été pour toi le plus beau moment associatif ? 

Je dirais tout simplement les retrouvailles au "Airbnb du bonheur" le mardi soir. Un moment simple, vrai, avec des personnes profondément attachantes et joviales. Et le partage de nos spécialités culinaires régionales était parfait pour ce premier moment qui allait en annoncer d'autres pendant trois jours !




La présidence ? Il y pense et pas seulement en se coiffant.



- As-tu des idées ou des projets qui sont nés pendant le forum ?

Il est certain que les idées fusent dans mon esprit ! Mais mon travail actuel ne me permettra pas de les réaliser pour le moment. Bien sûr que j'aimerais travailler un jour sur une vraie mission d'archivage électronique mais ma carrière est encore longue, je sais que j'aurais un jour l'occasion de relever ce défi du numérique ! Cependant, grâce à la qualité et aux connaissances de notre coloc' de Forum, Maïwenn Bourdic, je suis prêt à me lancer dans un travail de réutilisation de données, tels une frise chronologique ou une fabrication de carte de données. Quelles idées simples et rapides à mettre en place pour apporter un plus à mon travail en communes (ou, à titre personnel, avec un montage de photos par exemple !). 


- Un regret ? 

Celui de ne pas avoir vu plus de membres de l'AedAmu parmi nous, de ne pas avoir vu danser Lucile (Node), de ne pas avoir terminé le géocaching (merci la pluie...), de ne pas avoir parlé plus avec Maïwenn (Bourdic), Antoine (Courtin), Coline (Vialle), etc. De ne pas (plus) savoir parler anglais, de ne pas être allé à la rencontre des exposants !

mardi 12 avril 2016

Les Marseillais à Troyes : Les confidences de la secrétaire

Plusieurs membres de la #TeamAEDA ont eu la chance de participer au deuxième Forum des archivistes organisé par l’AAF du 30 mars au 1er avril derniers. Nous les avons questionnés à propos de leur ressenti sur ces trois jours, vous retrouverez toute cette semaine leur témoignage !

Pour animer votre mardi, les confidences de notre secrétaire Lucile Node.


- Quelle intervention as tu préféré ?  

L'intervention que j'ai préféré… Il y en a eu plusieurs en fait !

La première, qui m'a le plus marquée, a été l'intervention d’Édouard Bouyé sur « Pourquoi n'existe-t-il pas de système opérationnel pour les archives électroniques définitives ? ». Il a dressé le tableau triste et réaliste des difficultés qu'ont les Archives départementales et surtout les petits services d'archives de collectivités territoriales à mettre en place un système d'archivage électronique. Je me suis entièrement reconnue dans ce tableau…. Avec un soupçon d'humour, il a su pointer et remettre en place les vrais problèmes que rencontrent les petits services d'archives pour ce type de projet : manque de moyens, incompréhension des informaticiens et des dirigeants divers et variés et, en même temps, les questions des services publics : « Pourquoi tout n'est pas numérisé et tout conservé chez vous ? » Bref… L'éternel tiraillement d'un archiviste ! Si seulement nos dirigeants en collectivités pouvaient entendre ce message… Peut-être que cela ferait bouger les choses… (espoir !) 

J'ai aussi particulièrement apprécié la table ronde autour du sujet « Les Archives en quête de leur public en ligne ».
Quatre intervenants se sont succédé : Brigitte Guigueno (présentation du sujet), Gaël Chenard (AD 05, « Le rêve de l'archiviste ou comment se débarrasser de ses lecteurs »), Wilfrid Eon (AD 78, « Évolutions du site internet »), Catherine Bernard (AM Toulouse, « Le numérique support de partager et de diffusion des archives »). Trois visions différentes mais complémentaires pour présenter les sites internet de services d'archives, avec en point phare de nouveaux services proposés pour le public. Par exemple, aux AD des Hautes-Alpes, un service à part entière de numérisation d'archives à la disposition du public moyennent un tout petit "pécule". Le public en raffole et en redemande, le service augmente et dispose de plus de moyens humains et financiers. Ou encore, la mise en place d'une indexation collaborative à l'attention du public sur le thème "La Grande Guerre" pour les AD des Yvelines. Bref, plein d'idées à piocher pour, pourquoi pas, un jour, créer un véritable site internet pour le service des archives de Martigues [dans lequel je travaille] !

Ah et, enfin, le retour de l'enquête menée sur l'insertion professionnelle des archivistes, avec notamment en intervenante notre présidente ! Retour très intéressant et surtout valorisant pour notre profession et nos formations ! OUI les diplômés en archivistique trouvent du boulot en sortant des études ! Dans le contexte actuel, cela ne peut que rassurer les jeunes étudiants de ces formations.



Lucile Luciole - Ma Rivière : la naissance d'une amitié



- Quel a été pour toi le plus beau moment associatif ? 

Il y en a eu deux :
La rencontre avec l'ICA/SPA : un très bel échange (bien qu'en anglais j'étais un peu perdue). Je ne vais pas m’étaler ici, un compte rendu va être fait (tu en es où d'ailleurs Lucile ?!) très prochainement !
Et la soirée Gala du jeudi soir : des fous rire et un beau moment de partage avec vous tous !
Sans oublier les nouvelles rencontres et futurs partenariats avec nos amis de Lyon ! 


- As-tu des idées ou des projets qui sont nés pendant le forum ?

Hum…. Alors oui, j'ai plein d'idées de recettes de cuisine à base de Chaource et d'andouillette de Troyes, accompagnées de champagne bien sûr !
Plus sérieusement, des idées et des projets en terme d'archivage électronique, de mise en place d'un site internet, etc. J'en ai plein, plus ou moins réalisables !
A voir après ce qu'en pense ma collectivité ! En tout cas, ce forum (qui était mon premier) permet vraiment de découvrir d'autres moyens d'exercer les missions d'un archiviste. 


- Un regret ?

Un regret ?…. Oui, quand même, quelques interventions étaient vraiment trop complexes pour moi qui ne réalise pas (encore) ce type de projets et puis… Et puis… Ce mauvais temps quoi et ces soucis de connexion ! :p

lundi 11 avril 2016

Les Marseillais à Troyes : Les impressions de la présidente

Plusieurs membres de la #TeamAEDA ont eu la chance de participer au deuxième Forum des archivistes organisé par l’AAF du 30 mars au 1er avril derniers. Nous les avons questionnés à propos de leur ressenti sur ces trois jours, vous retrouverez toute cette semaine leur témoignage !

Pour commencer la semaine, les impressions de notre présidente Maud Jouve.

- Quelle intervention as-tu préféré ?

Question difficile ! J'ai notamment apprécié les ateliers « Traiter un vrac numérique (...) » et « Publication du SEDA 2 (...) », ainsi que les interventions « Pour une amélioration de la description archivistique : insertion dans un réseau ouvert de connaissances par le biais des métadonnées » et (dans un autre registre) « Métamorphoses des archives, constance de l'archiviste ? », sans oublier le Data sprint.



Relique de Sainte-Katell, conservée aux Archives Municipales de Marseille.


- Quel a été pour toi le plus beau moment associatif ?

J'ai vécu beaucoup de chouettes moments associatifs pendant ce Forum. Parmi les temps « officiels » de la #TeamAEDA, la rencontre Collectif & ICA/SPA et la restitution des premiers résultats de l'enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes par le Collectif & AAF/COFEM. Et puis, évidemment, les « au revoir bisounours » de Katell Auguié à « son » CA !


- As-tu des idées ou des projets qui sont nés pendant le forum ?


Des idées pour renouveler, enrichir et rendre plus attractives les présentations professionnelles et associatives grâce aux outils présentés par Maïwenn Bourdic et Antoine Courtin dans le cadre du Data sprint. Des clés pour aborder plus sereinement la collecte de documents bureautiques. Les prémices d'un projet de réunions et temps associatifs entre l'ADAL et l'AedAmu qui s'annonce très prometteur.


- Un regret ?

Ne pas avoir gagné un des paniers garnis dans le cadre du concours proposé par Ligéo !

lundi 21 mars 2016

La restitution de Troyes (concernant les résultats de l'enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes) aura lieu !

Au printemps 2015, l'ADEDA78 a contacté les autres associations du Collectif A8 afin de faire part de la renaissance de cette association et de son souhait de relancer le Collectif. Les échanges sont denses entre les différentes parties du Collectif et émerge la proposition d'élaborer une enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes, dans la suite de celles réalisées en 2005 et 2009 par le Collectif. L'AAF (via la Cofem) et le Collectif choisissent d'être partenaires sur ce projet.

Le 9 novembre dernier, le questionnaire était officiellement diffusé via les canaux habituels : forum et publications de l'AAF, du Collectif, des associations étudiantes et formations universitaires, réseaux sociaux. Il a été possible d'y répondre jusqu'au 9 janvier 2016.



1921, Ecole centrale [Paris, rue Montgolfier, 3e arrondissement, étudiants dans un amphithéâtre] : [photographie de presse] / [Agence Rol]



La préparation du questionnaire, comme son dépouillement, ont été (et  sont toujours !) le fruit d'un travail collectif intense. Côté AedAmu, Maud Jouve et Camille Guilhot ont été les chevilles ouvrières de notre association. 

Le Forum de l'AAF, du 29 mars au 1er avril 2016 à Troyes, permettra de découvrir les premières analyses de ces centaines de réponses. Les quatre intervenant(e)s représentant le groupe de travail reviendront sur la genèse, la méthodologie et les limites de leur démarche. Puis une présentation des ruptures et continuités depuis les données récoltées en 2005 sera proposée. En accord avec le thème du forum "Meta/morphoses. Les archives bouillons de culture numérique", un focus sera également fait sur les données de rapportant à l'archivage électronique. Enfin, un temps d'échanges est prévu avec les participants à cette restitution, afin d'enrichir ce travail collaboratif et dessiner de nouvelles pistes d'analyse des réponses à l'enquête.

Nul doute que nous sommes tous impatients de retrouver Virginie Barreau (AAF/Cofem), Florian Giraud (ADAL), Maud Jouve (AedAmu) et Sébastien Menu (ADEDA78), vendredi 1er avril de 14h00 à 15h00, salle Bonaparte !

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le blog du forum de Troyes.