vendredi 15 novembre 2013

Journée d'étude J - 14

Du 9 au 16 novembre a lieu un peu partout en France la "Grande collecte", dans le cadre de "Europeana 1914-1918". Vous trouverez toutes les informations au sujet de cette semaine particulière de collecte sur le site Europeana : http://www.europeana1914-1918.eu/fr

Ou, mieux, à l'occasion de notre journée d'étude lors de l'intervention "Centenaire 14-18 : collecte d'archives et valorisation" présentée par Benoît Jegouzo, responsable du département des publics et de la valorisation aux Archives départementales du Var !


Biographie

  • D.E.A. d'histoire à l'Université de Nice Sophia Antipolis
  • Archives municipales de Saint-Laurent du Var : sonothèque et photothèque
  • Aux Archives départementales du Var depuis 2001 : dans le service de la collecte et des archives contemporaines dans un premier temps, puis responsable de la salle de lecture depuis 2005 et responsable du département des publics et de la valorisation depuis 2010


Présentation de son intervention

L'intervention portera sur la Grande Collecte 1914-1918 et sur une présentation des projets de valorisation concernant la Grande Guerre au sein des Archives départementales du Var.

Entre mémoire individuelle et mémoire collective, la Grande Collecte s'inscrit parfaitement dans la thématique de la journée d'étude. Les Archives départementales du Var ont participé du 12 au 15 novembre à ce projet qui contribue à créer un "lieu de mémoire" numérique à l'échelle européenne.

Après une exposition des enjeux et de la mise en œuvre de la Grande Collecte, organisée conjointement par le Archives nationales et la Bibliothèque nationale de France, un focus particulier sera effectué sur les modalités de participation des Archives départementales du Var et sur les retombées réelles et attendues dans la perspective d'une valorisation du Centenaire, en 2014 et au delà.

Deux projets labellisés par la Mission du centenaire, l'exposition sur la vie quotidienne et la banque de données numériques sur les mémoires des Guerres, présentent tous les aspects des enjeux mémoriels et historiques, à la fois pour préserver les mémoires individuelles et construire une mémoire commune, qui ont façonné les territoires, tels que le Var.
Du 9 au 16 novembre 2013, une opération de grande ampleur aura lieu en France dans une centaine de lieux de collecte répartis sur le territorie français. Ils accueilleront les particuliers pour la numérisation de leurs archives familiales. Cette opération a pour nom La Grande Collecte: - See more at: http://www.europeana1914-1918.eu/fr#sthash.SWdjIcEc.dpuf
Du 9 au 16 novembre 2013, une opération de grande ampleur aura lieu en France dans une centaine de lieux de collecte répartis sur le territorie français. Ils accueilleront les particuliers pour la numérisation de leurs archives familiales. Cette opération a pour nom La Grande Collecte: - See more at: http://www.europeana1914-1918.eu/fr#sthash.SWdjIcEc.dpuf

vendredi 8 novembre 2013

Journée d'étude J - 21

Carole KOCH, accompagnée de Mélissa SCANDOLERA, nous présentera le 29 novembre prochain une intervention portant sur : Le « Projet de valorisation des archives de l’ancienne Poudrerie de Saint-Chamas » : les archives au cœur d’un projet de valorisation patrimoniale.


Biographie

Carole KOCH est urbaniste, diplômée de l’Université d’Aix-Marseille (CEDERS, Faculté d’économie, 2000) et de l’Université de Parix XII (Institut d’Urbanisme de Paris, 2005). Depuis plus de dix ans, elle intervient en tant qu’expert du développement économique et touristique des territoires aux côtés des acteurs publics.

Chercheur associé de 2009 à 2012 au sein du laboratoire insARTis (interdisciplinarité en situation de projet) de l’école nationale supérieure d’architecture de Marseille et chercheur indépendant depuis, ses travaux portent sur la réhabilitation et la reconversion du patrimoine industriel comme outil de développement économique et touristique territorial.



Elle a contribué à plusieurs projets de recherche nationaux et européens (Programme européen CAPACities : étude pour le positionnement de zones d’activités commerciales et industrielles en déclin dans le secteur des Alpes) et a lancé en 2011 le Projet de valorisation des archives de l’ancienne Poudrerie Royale de Saint-Chamas – Miramas (Projet Poudrerie) un projet de recherche-action en faveur de la préservation et de la mise en valeur du patrimoine historique et industriel du site auquel elle se consacre à temps plein depuis début 2013.


Présentation de l'intervention

La Poudrerie de Saint-Chamas, située sur la rive Nord de l’étang de Berre (Bouches-du-Rhône) est créée en 1690 par Louis XIV. Ce gigantesque complexe industriel de près de 135 hectares, consacré à la fabrication de poudre noire puis d’explosifs, ferme en 1974. Démantelé puis laissé à l’abandon, il est racheté par le Conservatoire du Littoral en 2001. Depuis lors, il fait l’objet d’un positionnement principalement centré sur sa dimension « naturelle », malgré une demande importante des publics (habitants, enseignants, communauté scientifique) avides d’accéder aux richesses patrimoniales et mémorielles de ce site unique en Europe.

En 2011, un groupe de chercheurs et de professionnels du domaine de l’aménagement, rassemblés au sein d’une association, décide de développer un projet visant à promouvoir le patrimoine historique et industriel du site en s’appuyant principalement sur ses archives.

Pour atteindre cet objectif, l’association travaille à la réalisation d’une plate-forme de ressources en ligne, comprenant des archives numérisées mais aussi des productions spécifiques de l’équipe du projet et ses partenaires, de la maquette en 3D d’anciens bâtiments aux recueils d’archives orales en passant par les panneaux et dispositifs d’expositions.

Le recours aux compétences complémentaires de collègues des domaines de l’archivistique et de l’histoire s’est rapidement révélé indispensable. Cette collaboration interdisciplinaire, qui s’exprime au sein d’un réseau de partenaires institutionnels, culturels, associatifs, universitaires et économiques, a permis d’importantes avancées depuis le démarrage du projet, notamment grâce à la signature de conventions avec les Archives Départementales des Bouches-du-Rhône et le Centre des Archives de l’Armement et du personnel civil du Ministère de la Défense à Châtellerault.

Notre communication présentera tout d’abord la naissance du projet, en s’appuyant sur le site et son contexte, pour ensuite évoquer le travail important réalisé sur le corpus archivistique concerné et enfin, exposer les atouts d’une approche interdisciplinaire dans le cadre d’un prjet de valorisation patrimoniale s’appuyant sur des archives.


L’équipe est partie d’un double constat : d’une part, le peu de moyens consacrés jusqu’alors à la valorisation du patrimoine historique et industriel du site et d’autre part, la forte demande pour un accès à ce patrimoine dont peu de traces sont encore visibles, la plupart des 250 bâtiments du site ayant été rasés et les archives étant dispersées en plusieurs lieux de conservation (Archives Municipales locales, Archives Départementales des Bouches-du-Rhône, mais surtout Centre des archives de l’armement et du personnel civil du Ministère de la Défense, à Châtellerault).

Les architectes et urbanistes à l’origine du projet se sont donc rapprochés de collègues de disciplines complémentaires (archivistique, histoire, histoire des sciences et techniques, ingénierie…) pour constituer un réseau interdisciplinaire, rassemblé lors d’un séminaire organisé en 2012 à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Marseille (dont les actes seront publiés dans un numéro spécial de Provence Historique, la revue de la Fédération historique de Provence, à l’automne 2013).

Depuis le démarrage du projet, un certain nombre d’étapes ont été franchies vers la réalisation de cet objectif ambitieux : repérage des fonds dispersés dans toute la France, classement du fonds des Archives Municipales de Saint-Chamas selon la norme ISAD/G et élaboration de l’instrument de recherche correspondant, création d’un site Internet informatif, numérisation d’une sélection de sources documentaires, mise en ligne de documents numérisés, élaboration d’un cahier des charges pour la conception de la plate-forme en ligne et consultation de prestataires. Outre des publications scientifiques, en France et à l’étranger, ainsi que la réalisation de plusieurs expositions, conférences, et cycles d’animations pédagogiques, l’équipe a également conçu une première maquette en trois dimensions de vestiges d’anciennes usines de production de poudre noire.

L’ensemble de ces productions suscite d’ailleurs l’engouement des publics ciblés (grand public, enseignants et communauté scientifique).

Les contraintes juridiques liées à la communicabilité des archives et à leur diffusion, les attentes différenciées de ces trois catégories d’utilisateurs et la complexité technique liée à la mise en place d’un portail de ressources en ligne constituent un défi que l’équipe du projet s’efforce de relever : une première version du site Internet devrait être proposée au premier trimestre 2014.

L’avancée du travail a pu être grandement facilitée par la signature d’une convention de partenariat entre l’association à l’origine du projet et le Centre des archives de l’armement et du personnel civil du Ministère de la Défense, à Châtellerault.

Une autre convention de partenariat a été signée avec les Archives Départementales des Bouches-du-Rhône pour le recueil et le traitement conjoint d’archives orales ciblant d’anciens « Poudriers ». Cette collaboration entre l’association et le centre d’archives, qui se poursuit, permet d’élargir encore l’éventail des sources proposées aux différents publics.

Outre les partenaires institutionnels, culturels, associatifs et universitaires, le projet bénéficie depuis 2013 du soutien d’entreprises privées, dans le cadre de la réalisation d’une nouvelle exposition, portant sur la mémoire ouvrière.

La mise en œuvre de cette approche interdisciplinaire et « multi-acteurs », basée sur une exploitation poussée des archives, permet de valoriser le patrimoine historique et industriel d’un site quelque peu oublié que le milieu associatif local seul n’était pas parvenu, jusqu’alors, à promouvoir de manière durable vers un public large.


jeudi 7 novembre 2013

Journée d'étude J - 22

Ce jeudi, en avant-première presque mondiale, nous vous invitons à venir prendre connaissance du programme complet de notre journée d'étude !




Et nous remercions l'AAF pour l'article publié hier dans la rubrique "Agenda" : http://www.archivistes.org/Les-archives-entre-histoires-et



jeudi 31 octobre 2013

Coup de coeur : Kiss me I'm an archivist

Ce mois-ci, un coup de cœur léger, qui nous rappelle que les archivistes sont non seulement des professionnels consciencieux et passionnés, mais qu'ils et elles sont également irrésistibles ! <3

On n'en dit pas plus, voici le lien vers le futur cadeau que nous allons tous demander pour Noël : http//www.zazzle.fr/embrassez_moi_que_je_suis_un_archiviste_t_shirt-235152597960984322

vendredi 25 octobre 2013

Journée d'étude J - 35

Voici cette semaine un point sur l'intervention "Le Camp des Milles, une mémoire pour demain", qui sera présentée par Bernard MOSSE, Responsable des contenus et des relations avec l'Université - Fondation du Camp des Milles - Mémoire et Éducation.

 
Il s’agira de présenter le travail muséographique qui couronne trente ans de combat militant pour faire de ce lieu historique un site de mémoire, d’éducation et de culture.
Quels en sont les partis-pris scientifiques, pédagogiques et culturelles ; quelle en est l’organisation muséographique ? La place des  archives ?

vendredi 18 octobre 2013

Journée d'étude J - 42

A moins d'un mois et demi de notre nouvelle journée d'étude, nous vous proposons de découvrir chaque semaine un portrait des participant(e)s à cet événement, ainsi qu'une présentation de leur intervention.

Cette semaine : Gilles POIZAT, chargé d'études documentaires aux Archives nationales d'outre-mer à Aix-en-Provence, dont l'intervention portera sur "Les bagnes d'outre-mer : une mémoire libérée".


Biographie
  • né en 1962
  • D.E.A. en droit public et science politique
  • Chargé d'études documentaires au ministère de la Culture depuis 1992, constamment sur des postes d'archivistes (Archives départementales, Archives nationales à Paris, musée du Louvre et direction des musées de France).
  • Aux Archives nationales d'outre-mer (ANOM) d'Aix-en-Provence depuis octobre 2012, chargé du secteur géographique de la Guyane et de l'administration pénitentiaire coloniale (bagnes de Guyane et de Nouvelle-Calédonie).


Présentation de son intervention 
 
Monde de l'ostracisme radical, de l'élimination sociale, du silence définitif, le bagne colonial (en Guyane ou en Nouvelle-Calédonie), à l'instar d'autres machines à broyer l'humain, est aussi un « phénomène » bureaucratique. A ce titre, il a secrété une importante production écrite.

Les archives de son fonctionnement pendant tout juste un siècle (1852-1952), mais aussi les dossiers individuels et registres matricules des condamnés, en dépit d'inévitables pertes, sont pour une grande part conservées et exploitables. Aux Archives nationales d'outre-mer (ANOM) d'Aix-en-Provence, elles rassemblent aussi bien le fonds des services centraux parisiens de l'administration pénitentiaire coloniale du ministère des colonies, que les dossiers rapatriés des territoires de Guyane et de Nouvelle-Calédonie. Ces sources administratives sont heureusement complétées par une littérature abondante et variée : témoignages de bagnards, surveillants ou journalistes, ou encore campagnes de presse et débats parlementaires ayant agité la société et les pouvoirs publics du Second Empire et, surtout, de la IIIème république. Pour couronner le tout, les études savantes, historiques mais aussi anthropologiques, juridiques, sociologiques, n'ont pas manqué sur le sujet. Chacune de ces productions contribue, dans toute leur diversité, à l'écriture de l'histoire et l'édification des mémoires.

Si une tradition de l'histoire du bagne, notamment dans le cadre des études des formes institutionnelles de la répression et de l'exclusion est déjà bien ancrée, c'est à un véritable engouement récent pour la collecte mémorielle à laquelle on assiste ces dernières années, aussi bien dans la sphère privée (familiale) que collective (particulièrement dans les territoires concernés).

Là, comme ailleurs, les objectifs, les caractères, les méthodes de la recherche historique d'une part, de la collecte mémorielle d'autre part, ne sauraient être identiques ou équivalents. Seraient-ils pour autant antinomiques, voire conflictuels, comme avec tant d'autres épisodes amers de notre passé ? S'agissant de l'effroyable réalité du bagne, la « guerre » histoire-mémoire aura-t-elle lieu ?

mardi 15 octobre 2013

Focus sur le projet "Archiphone"

En raison de leur support particulier, les archives orales sont l'objet de mises en valeur et de traitements spécifiques. Une réflexion sur la mise en ligne de ces archives, témoignages historiques à part entière, a notamment abouti en France à l'élaboration du module Archiphone.

Sandrine Truchi, responsable des archives sonores et audiovisuelles aux Archives départementales du Var, nous présente ce projet : 

"A la demande des Archives départementales des Hautes-Alpes et à l’initiative de 1 égal 2, société de production de site internet d’archives publiques, le projet « Archiphone » a été créé.

Archiphone est un produit complet puisqu’il correspond au traitement depuis la collecte jusqu’à la publication des archives sonores. Il comprend un accès administrateur pour l’archiviste, un accès collecteur pour les interviewers et un volet publication. L’enjeu est donc de faire le lien entre le besoin de recueillir, de conserver, de transmettre et de partager.

La publication des archives sonores se fait sur un site internet propre, visible à la fois sur ordinateur, tablette et smarphone. L’accès aux sons est très facile. Par conséquent, Archiphone est un produit à la fois novateur, ludique et mobile.

1 égal 2 a travaillé en collaboration avec un comité de pilotage composé des Archives départementales de Saône-et-Loire, des Archives départementales des Hautes-Alpes en partenariat avec le Centre de l’oralité alpine à Gap et des Archives départementales du Var. Il a permis de déterminer les champs de description nécessaires à la saisie des données. Le comité a ensuite procédé aux tests de validation de la fonctionnalité du module.

En résumé, 1 égal 2 a développé l’ensemble de la partie technique et de l’habillage visuel alors que les archivistes des trois départements ont réfléchi au contenu et à la restitution sonore.

Sur le plan financier, le projet a reçu en 2012 le soutien et le concours du ministère de la Culture et de la communication, dans le cadre de l’appel à tous projets de services numériques culturels innovants. Le projet a pu ensuite être développé grâce à la souscription des quatre participants (1 égal 2, AD83, AD71 et AD05).

Sur le plan technique, les fonctionnalités archivistiques majeures d’Archiphone sont :
  • La sauvegarde des fichiers sonores.
  • La description à plusieurs niveaux.
  • La création de séquences thématiques pour chaque enregistrement.
  • L’indexation par lieu, personne, mot matière et contexte historique.
La phonothèque des Hautes-Alpes est la première à utiliser le module Archiphone sous l’adresse http://oralité.cg05.fr, dès le début de l’année 2013.
Depuis le 15 septembre dernier, les Archives départementales du Var ont également mis en ligne leurs archives sonores, accessibles sur http://www.memoire-orale.var.fr L’ouverture fut accompagnée d’une présentation aux publics lors des journées du Patrimoine.
Il reste aux Archives départementales de Saône-et-Loire d’ouvrir leur module.

En conclusion, je dirais que les atouts d’Archiphone sont le séquençage, l’indexation des enregistrements ainsi que le visuel et la facilité d’écoute."