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mercredi 16 novembre 2016

La #TeamAEDA au pays des Gones

Après une première rencontre inter-associative à Marseille en juillet dernier, la #TeamAEDA et la #TeamADAL se sont retrouvées à Lyon pour le match retour samedi 12 novembre. Au programme pour les 17 personnes présentes : visite du Vieux Lyon le matin, restaurant le midi et balade dans la ville l'après-midi.


Malgré le froid mordant, nous avons ainsi profité d'une visite guidée du Vieux Lyon au cours de laquelle Marseillais et Lyonnais d'origine ou d'adoption ont pu apprendre tout à la fois des faits historiques et anecdotes concernant la ville.

Citons entre autres : le "gone" faisant référence à la robe (gona) portée par les jeunes enfants qu'ils soient de sexe masculin ou féminin dans la période médiévale, les traboules n'ont pas été le lieu où nombre de Résistants purent échapper à la Gestapo au cours de la Seconde guerre mondiale (cette information étant largement fantasmée), ou encore plusieurs scènes de l'adaptation cinématographique par Philip Kaufman du roman L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera ont été tournées à Lyon (notamment sur la place Saint-Jean, dont les hautes façades couleurs crème rappellent effectivement celles de la capitale tchèque où est supposée se dérouler l'histoire).



  
A midi, tradition oblige, nous avons repris des forces et un peu de chaleur dans un bouchon lyonnais où les discussions entre membres des deux associations ont été entrecoupées par la dégustation de saucissons cuits, andouillettes et autres quenelles lyonnaises.

Pour finir en beauté la journée, et afin d'éliminer toutes ces calories largement méritées, nous avons entrepris la montée jusqu'à la basilique de Fourvière avant d'en descendre par les jardins du Rosaire.



Pourquoi organiser des journées entre les deux associations ? 

A la volonté d'approfondir les contacts chaleureux noués à l'occasion du Colloque des archivistes communaux et intercommunaux à Limoges en juin 2015 puis au Forum des archivistes à Troyes en mars et avril 2016, et de profiter des possibilités offertes par la proximité géographique, s'ajoute évidemment le souhait des deux associations de favoriser de nouvelles rencontres entre étudiants des promotions actuelles et professionnels plus ou moins récemment diplômés. Les personnes présentes étant issues de formations similaires mais non identiques, les discussions ont été d'autant plus riches.

Échanger sur le contenu de nos formations, la manière dont nous percevons nos métiers, ce qui nous passionne le plus (ou le moins !) dans les archives, les modalités d'insertion professionnelle, nos impressions sur tel type de mission archivistique ou tel autre... Les sujets de discussion ne manquent pas et sont notamment l'occasion pour les étudiants présents de constituer via les associations un début de réseau professionnel afin de faciliter leur insertion future et connaître des personnes susceptibles d'éclairer une dimension ou une autre du métier.

Promouvoir les formations en archivistique, favoriser l'insertion professionnelle de leurs (futurs) diplômés, échanger sur les facettes du métier... Ce type de rencontres s'inscrit à n'en pas douter au cœur des missions que se donnent les associations des étudiants et diplômés en archivistique ! Les deux présidentes sont donc ravies d'avoir pu faire se rencontrer étudiants et professionnels en archivistique dans un contexte convivial et culturel en partie différent de celui proposé par chaque association habituellement.


L'AedAmu remercie l'ensemble des personnes présentes pour leur participation et plus particulièrement Marion Rivière, présidente de l'ADAL, pour l'organisation de la journée. 


L'année 2016 n'est pas terminée et de nouveaux moments forts attendent les adhérents et sympathisants des deux associations dans les prochaines semaines : un apéro rencontre à Marseille par et pour la #TeamAEDA le 8 décembre prochain et la prochaine journée d'étude annuelle du groupe régional Auvergne-Rhône Alpes aux Archives municipales de Lyon le 1er décembre prochain, avec la participation de l'ADAL !

jeudi 8 septembre 2016

Un heureux événement

Le Collectif et la Cofem de l'AAF ont le bonheur immense de vous annoncer la naissance du bébé le plus magnifique de la sphère archivistique de la synthèse relative à l'enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes !

Bébé. Paul Guimard, Archives départementales de Dordogne, 33 Fi 392


Poids : 78 pages
Taille : format A4

Après une gestation de près d'une année et demi, le groupe de travail a finalisé cette synthèse portant sur les quasi 700 réponses obtenues au questionnaire diffusé à l'automne 2015. Pour connaître en détails les résultats du dépouillement et de l'analyse des réponses, ainsi que les points forts et limites de notre travail, nous vous invitons à prendre directement connaissance de ce document. Afin d'apporter un éclairage supplémentaire à ce travail, vous pouvez également prendre connaissance de la synthèse publiée par le Collectif lors de l'enquête réalisée en 2005.

Les parents se portent bien. Ils seront ravis de présenter leur "gros bébé" à des responsables de formations universitaires en archivistique à l'occasion de la journée d'échanges "Formations initiales et continues" du 13 octobre prochain organisée par la Cofem. Ils tiennent l'ensemble des données à la disposition de celles et ceux qui souhaiteraient les analyser pour éclairer leurs interrogations en matière d'insertion professionnelle et conditions d'emploi de tous les archivistes.

Par ailleurs, le Collectif se réunissant ce même 13 octobre, nul doute que les premiers pas du "gros bébé" dans la sphère archivistique feront l'objet de leurs discussions ! Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de sa croissance et de son état de santé.

mercredi 27 avril 2016

Rencontre du Collectif avec l'ICA/SPA

Le 31 mars dernier, à l’occasion du Forum des archivistes à Troyes, plusieurs associations étudiantes du Collectif (Adal, Adeda78, Adelitad, Aedaa et AedAmu) ont rencontré l’ICA/SPA (section des associations professionnelles du Conseil International des Archives) avec qui l’AAF les avait mis en relation quelques semaines avant le Forum.


Étaient présent(e)s lors de cette matinée d’échanges :

Pour les associations étudiantes :
Florian Giraud, Marion Rivière (Adal)
Frédéric Allio, Maud Jouve, Lucile Node (AedAmu)
Anaël Roinard (Aedaa)
Sébastien Menu (Adeda78)
Noémie Dohey (Adelitad)

Pour l’ICA/SPA :
Cristina Bianchi (Suisse)
Marta Munuera Bermejo (Catalogne)
Claude Roberto (Canada)
Fred Van Kan (Pays-Bas)
Becky Haglund (États-Unis)
Bettina Joergens (Allemagne)
Vilde Ronge (Norvège
Michal Henkin (Israël)


La rencontre avec les membres de l'ICA/SPA s'est déroulée sous forme d'une table ronde durant laquelle échanges et bonne humeur ont rythmé notre matinée. Dans un premier temps, les membres de la délégation de l’ICA/SPA ont posé de nombreuses questions aux membres du Collectif.


1ère question : Quelles sont les différentes formations en France en archivistique ?

Maud (AedAmu) : Dans le milieu universitaire, les formations en archivistique proposées sont essentiellement de niveau bac + 5. Après une licence, généralement en histoire, en littérature ou bien dans le domaine du patrimoine, les étudiants suivent des masters professionnels en archivistique sur 2 ans.


2ème question : Comment les étudiants choisissent leurs formations professionnelles en master ?

Florian (Adal) : Pour les étudiants, le choix de la formation se fait généralement en fonctions de la localisation géographique de leur lieu de vie par rapport à celle des organismes de formation. A noter que certaines formations auraient une meilleure réputation que d'autres, par exemple Angers et Mulhouse, qui sont les formations en archivistique universitaire les plus anciennes.


3ème question : Quel est le contenu principal des formations ? Les domaines des nouvelles technologies et de l'archivage électroniques sont-ils abordés ?

Maud (AedAmu) : En France, le contenu des enseignements concerne principalement les missions dites traditionnelles de l'archiviste (« les 4 C »). Suivant les formations, les notions de « records management » et d'archives électroniques sont plus ou moins abordées et approfondies.


4ème question : Qu'en est-il de l'apprentissage sur les archives privées des entreprises ?

Noémie (Adelitad) : A Mulhouse, les archives privées d'entreprises sont largement évoquées dans la formation ; il existe même un parcours dédié. L'histoire industrielle de la région explique cette spécificité.

Maud (AedAmu) : A Aix, il n'y a pas de cours centré sur les archives privées d'entreprises.

Sébastien (Adeda78) : Dans les universités, chaque formation demande de réaliser des stages et les étudiants ont alors la possibilité de les faire dans le domaine des archives privées d'entreprises.

Anaël (Aedaa) : Les employeurs des entreprises privées recrutent surtout des personnes pour les archives électroniques. Pour les étudiants, ces recrutements sont compliqués car ils manquent de compétences et d'expériences dans ce domaine.


5ème question : Avez-vous tous un travail aujourd'hui ? En sortant des études, les étudiants trouvent-ils du travail facilement ?

Florian (Adal) : Le Collectif A8, en partenariat avec l'AAF, a réalisé pour la 3ème fois une enquête portant sur l’insertion professionnelle des archivistes. Les résultats de cette enquête indiquent que la majorité des étudiants trouvent un emploi durant la 1ère année suivant l’obtention de leur diplôme. Cependant ces premiers emplois sont souvent des CDD, principalement dans le secteur public.

Maud (AedAmu) : Le Collectif A8, qui réunit toutes les associations étudiantes des différentes formations universitaires en archivistique de France, publie deux 2 fois par mois un bulletin des offres d’emplois et de stages afin de faciliter l’insertion professionnelles des étudiants nouvellement diplômés.


6ème question : Participez-vous au programme de ce forum ? Existe-t-il une section spécifique pour les jeunes à l’AAF ?

Maud (AedAmu) : Dans le cadre du Forum, l’AAF a organisé une opération appelée “Forum des métiers” consistant à proposer aux membres qui le souhaitaient de rencontrer des étudiants et jeunes diplômés afin d’échanger autour de leur expérience professionnelle. Le but étant que ces jeunes diplômés rencontrent des archivistes expérimentés aux profils variés pour évoquer la profession, l’insertion professionnelle et leur ressenti sur le métier d’archiviste.


7ème question : Est-ce que le management d'équipe est abordé dans les formations (comme en Allemagne) ?

Anaël (Aedaa) : Cette compétence est très peu abordée.

Florian (Adal) : On apprend surtout cette compétence directement dans nos emplois et lors des formations AAF.


8ème question (posée par le Collectif A8) : Qu'en est-il des formations en archivistique dans chacun de vos pays ?

Bettina Joergens (Allemagne) : L'Allemagne est un pays fédéral, chaque région doit discuter avec les autres des programmes de formation pour trouver un accord couvrant l'ensemble du pays. C'est donc un processus très long pour mettre en place des formations en archivistique ou dans d'autres domaines. Mais elles existent dans chaque région.

Becky Haglund (États-Unis) : La formation en archivistique se concentre beaucoup plus sur les bases de l'archivage et l'archivage électronique. Il n'y a pas de place pour le management d'équipe dans les formations.

Fred Van Kan (Pays-Bas) : C'est la même chose. Cependant, il y a une forte demande de personnes formées aux bases de l’archivistique et de l’archivage électronique. La gestion d'équipe est évoquée en fin de parcours dans les formations. Ces dernières ont pour objectif premier que les étudiants soient d'abord formés en archivistique.

Vilde Ronge (Norvège) : Les études sont différentes. D'un côté des étudiants apprennent l'Histoire et se spécialisent en archivistique et de l'autre il y a des formations en records management. Mais il n'existe aucune passerelle entre les deux.

Marta Munuera Bermejo (Catalogne) : En Espagne, et plus spécifiquement en Catalogne où il y a la seule et unique formation en archivistique, c'est le même problème. C'est d'ailleurs l'association des archivistes de Catalogne et d'Espagne qui donne cette formation aux étudiants. La formation est donc très précaire.

Maud (AedAmu) : En France, les formations commencent à être vraiment reconnues. Les formations sont récentes au final, mais un métier qui existe depuis longtemps. Les nouvelles formations dans les masters connaissent en permanence des changements et tentatives d'améliorations.

Cristina Bianchi (Suisse) : C'est le même problème pour les formations. Il y a un véritable manque de reconnaissance dans le travail, surtout vis à vis des entreprises privées qui ne les connaissent pas.

Florian (Adal) : Certains anciens étudiants travaillent dans des entreprises privées mais ce sont des cas assez rares. A Angers, certaines formations de l'Université ont des liens avec des grosses entreprises telle que Peugeot ou EDF.

Michal Henkin (Israël) : Il n'y a pas trop de différence avec les autres formations dans le monde. Si ce n'est que les étudiants sont tous plus âgés : 30/40 ans. Ce sont souvent des reconversions. Les études en archivistique dans ce pays sont compliquées : manque de programme, manque d'enseignants… Malheureusement, il n'y a pas beaucoup d'évolution depuis quelques années.

Claude Roberto (Canada) : Au Canada, il y a six universités qui proposent des formations en archivistique. Ce sont des formations plutôt anciennes avec par contre des spécificités plus récentes et de plus en plus pointus sur le métier.


9ème question : En matière de numérisation de documents, de documents iconographiques et audiovisuelles, avez-vous un module dans vos formations là-dessus ?

Sébastien (Adeda78) : En France, il existe notamment deux formations spécifiques pour les archives audiovisuelles à Toulouse et à Paris.


10ème question : Au niveau de la mise en ligne des documents, qui est une problématique récente et qui engage un processus complexe, quelles sont les formations que vous avez eu la dessus ?

Maud (AedAmu) : Les offres d’emploi relatives à de la numérisation ne sont pas forcément bien vues en France, lorsqu’on demande à des personnes d’être diplômées de master 2 en archivistique pour effectuer un travail d’opérateur de numérisation. Alors que c'est un véritable travail d'analyse et d'indexation. Cependant, la numérisation des registres paroissiaux et d'état civil est presque systématique dans les services d'archives car ce sont les documents les plus consultés et donc les plus fragiles. Ce sont les Archives Départementales qui gèrent et contrôlent la conformité de ces numérisations.

Claude Roberto (Canada) : ce sont les conservateurs qui numérisent, indexent et analysent les documents. Ce sont de vrai spécialistes en conservation, ce ne sont pas que des techniciens.

Marta Munuera Bermejo (Catalogne) : La numérisation est trop chère. Économiquement, nous manquons de moyens.


11ème question : Comment se sont créées vos associations ? De quelle volonté ?

Maud (AedAmu) : L’AedAmu est née d’une demande expresse des responsables professionnel et universitaire de la formation. C’est réellement un plus d'avoir une association en lien avec la formation pour accompagner les étudiants pendant et après leurs études. Ce sont des associations plutôt dynamiques. Elles organisent des Journées d’étude, des journées de rencontre où les anciens et les nouveaux étudiants échangent sur le métier et la formation. Cependant, il est difficile aujourd'hui de motiver les étudiants des nouvelles promotions. Concernant l’AedAmu, ceux qui gèrent l'association sont pour la plupart issue des premières promotions.

Noémie (Adelitad) : La formation de Mulhouse est la plus ancienne, elle a plus de 30 ans. L'association liée à cette formation avait été créée par les étudiants pour faire connaître le métier et leur formation (qui était donc alors la seule en archivistique de France, hors Ecole nationale des Chartes).

Fred Van Kan (Pays-Bas) : Dans les autres pays du monde, ce type d'association étudiante en lien avec les formations n'existe pas. L'ICA est divisée en sections, représentant chaque pays, qui se réunissent pour des temps conviviaux. Par exemple, il va y avoir prochainement un festival du film archivistique à l’occasion du prochain congrès de l’ICA, qui se tiendra à Séoul en septembre prochain. Au total, 66 films de tous pays ont été reçus et le jury en sélectionnera 9. Le public sera prochainement invité à voter pour le meilleur film (prix du public).


Nous tenons à remercier les intervenants de l’ICA/SPA pour la matinée qu’ils nous ont accordée. Une matinée d’échanges et de partage, qui s’est terminée par une photo afin d’immortaliser ce moment !


Compte rendu proposé par Lucile NODE (AedAmu) et Marion RIVIERE (Adal)

A retrouver également sur le blog de la Team ADAL à l'adresse suivante :
https://adallyon.wordpress.com/2016/04/28/rencontre-du-collectif-avec-licaspa/

lundi 18 avril 2016

La restitution de Troyes (concernant les résultats de l'enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes) a bien eu lieu !

Vendredi 1er avril, dernier jour du Forum de Troyes, Florian (ADAL), Sébastien (ADEDA78), Virginie (COFEM) et moi avons proposé une première restitution des résultats de l'enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes élaborée par le Collectif et la COFEM de l'AAF.


Plutôt qu'un résumé de l'ensemble des premières analyses auxquelles nous avons pour le moment abouti suite au dépouillement des réponses à cette enquête, nous avons choisi de revenir sur la genèse du projet puis de souligner les ruptures et continuités sensibles depuis 2005 (date de la première enquête menée par le seul Collectif) avant de faire un focus sur les données relevant de l'archivage électronique (thème du Forum oblige !).




Nous avons mené cette restitution devant un public nombreux d'une trentaine de personnes, dont des étudiants de master 1 de l'université d'Angers, un des responsables de la formation universitaire en archivistique proposée par Lille 3 et, bien évidemment, des membres illustres de la Team AEDALAMU (soit la #TeamAEDA et la Team ADAL).





Des interrogations sur la pertinence de comparer les données recueillies en 2015 avec les analyses des deux précédentes enquêtes dont le périmètre n'était pas le même, des demandes de précisions concernant certains résultats, des sollicitations pour rejoindre le groupe de travail ou des discussions plus informelles à propos des conditions d'insertion professionnelle des diplômés en archivistique… Les échanges avec la salle ont été très riches !

Nous avons par ailleurs été touchés par le vif intérêt et les remerciements chaleureux de plusieurs participants à propos de ce projet ambitieux mené par un groupe de travail comptant pas moins d'une vingtaine de personnes très investies.

En conclusion de la présentation, nous avons évoqué notre souhait que les résultats de l'enquête trouvent un écho auprès de chaque archiviste, reflétant leurs préoccupations et soutenant la revendication d'une reconnaissance accrue de nos compétences comme gestionnaires de l'information. Cette première exploitation concrète des résultats nous amène à penser que cet objectif sera largement rempli.

A noter que l'analyse et le recoupement des données de l'enquête ne sont pas encore achevés mais aboutiront prochainement à une synthèse qui sera diffusée via les canaux habituels.


D'ici là, n'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez également vous emparer de ces données pour les interroger au regard de vos propres problématiques, ou si vous êtes intéressé pour rejoindre le groupe de travail !

Maud (prez de l'AedAmu, membre du groupe de travail)






lundi 21 mars 2016

La restitution de Troyes (concernant les résultats de l'enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes) aura lieu !

Au printemps 2015, l'ADEDA78 a contacté les autres associations du Collectif A8 afin de faire part de la renaissance de cette association et de son souhait de relancer le Collectif. Les échanges sont denses entre les différentes parties du Collectif et émerge la proposition d'élaborer une enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes, dans la suite de celles réalisées en 2005 et 2009 par le Collectif. L'AAF (via la Cofem) et le Collectif choisissent d'être partenaires sur ce projet.

Le 9 novembre dernier, le questionnaire était officiellement diffusé via les canaux habituels : forum et publications de l'AAF, du Collectif, des associations étudiantes et formations universitaires, réseaux sociaux. Il a été possible d'y répondre jusqu'au 9 janvier 2016.



1921, Ecole centrale [Paris, rue Montgolfier, 3e arrondissement, étudiants dans un amphithéâtre] : [photographie de presse] / [Agence Rol]



La préparation du questionnaire, comme son dépouillement, ont été (et  sont toujours !) le fruit d'un travail collectif intense. Côté AedAmu, Maud Jouve et Camille Guilhot ont été les chevilles ouvrières de notre association. 

Le Forum de l'AAF, du 29 mars au 1er avril 2016 à Troyes, permettra de découvrir les premières analyses de ces centaines de réponses. Les quatre intervenant(e)s représentant le groupe de travail reviendront sur la genèse, la méthodologie et les limites de leur démarche. Puis une présentation des ruptures et continuités depuis les données récoltées en 2005 sera proposée. En accord avec le thème du forum "Meta/morphoses. Les archives bouillons de culture numérique", un focus sera également fait sur les données de rapportant à l'archivage électronique. Enfin, un temps d'échanges est prévu avec les participants à cette restitution, afin d'enrichir ce travail collaboratif et dessiner de nouvelles pistes d'analyse des réponses à l'enquête.

Nul doute que nous sommes tous impatients de retrouver Virginie Barreau (AAF/Cofem), Florian Giraud (ADAL), Maud Jouve (AedAmu) et Sébastien Menu (ADEDA78), vendredi 1er avril de 14h00 à 15h00, salle Bonaparte !

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le blog du forum de Troyes.

lundi 9 novembre 2015

Lancement de l'enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes

Chers collègues archivistes,

Encore une enquête ? Oui, et... Non ! En effet, pour la première fois, le Collectif A8 et l'Association des archivistes français (AAF) s'associent afin de mieux connaître votre profil, votre parcours, vos formations, mais également votre ressenti concernant l'insertion sur le marché du travail. Pour ce faire, nous vous avons concocté un questionnaire qui, nous l'espérons, aborde l'ensemble des réalités de l'insertion professionnelle des archivistes, qu'ils soient ou non issus d'une formation initiale.

L'enquête que nous vous proposons aujourd'hui passe donc en revue différentes thématiques qui nous semblent indispensables à une appréhension de nos métiers : profil, parcours antérieur, formation initiale, insertion et parcours professionnel, qualité du travail et concours de la fonction publique. Nous avons conscience que le questionnaire proposé est conséquent (comptez entre 30 et 40 minutes pour le compléter), cependant cela est inévitable si nous aspirons à couvrir la diversité des parcours suivis par les archivistes. A une majorité de questions factuelles s'ajoutent plusieurs rubriques « ouvertes » afin que vous puissiez librement vous exprimer.

Le questionnaire est accessible sur cette page : https://fr.surveymonkey.com/r/enquete_emploi


Il sera en ligne jusqu'au 9 janvier 2016. Une restitution des premières conclusions de l'enquête sera proposée dans le cadre du prochain Forum des archivistes organisé par l'AAF et qui se tiendra à Troyes du 30 mars au 1er avril 2016.


Qui sommes nous ?

Les associations des étudiants et diplômés en archivistique sont rassemblées depuis 2003 au sein d'un Collectif dit Collectif A4, A7, A8, etc., au fur et à mesure que de nouvelles associations se joignaient au noyau initial. L'aide à l'insertion professionnelle est un objectif fondamental du projet associatif de ce Collectif, à l'origine de la création d'un Bureau emploi commun qui collecte et diffuse tous les quinze jours des bulletins des offres de stages et emplois aux adhérents des associations qui le composent.

Dans ce cadre, le Collectif est à l'origine de deux enquêtes relatives à l'insertion professionnelle de ses adhérents, en 2005 et 2009. Un bilan quantitatif et qualitatif a été produit à l'issue du dépouillement des résultats du questionnaires de l'enquête de 2005 et a donné lieu à un article dans la Gazette des archives. Le questionnaire de 2009, en revanche, n'a malheureusement pas pu faire l'objet d'un dépouillement.


Une nouvelle enquête, pourquoi ?

Début 2015, le souhait de lancer une nouvelle enquête dans la continuité de celles réalisées précédemment émerge au sein du Collectif. Cette fois-ci, nous avons voulu l'élargir à l'ensemble des professionnels du monde des archives, quelle que soit leur formation initiale et qu'ils soient membres ou non d'une association, afin de toucher le plus de monde possible et pouvoir dessiner un panorama de la profession témoignant pleinement de sa diversité.

Le Collectif et l'AAF, par l'intermédiaire de sa commission Formation, emploi et métiers (Cofem), ont choisi d'être partenaires sur ce projet. Notre objectif commun est d'aboutir à la réalisation et l'exploitation d'une enquête globale permettant de dresser un état des lieux de la situation des archivistes en matière d'emploi, et ainsi répondre aux nombreuses questions que l'on se pose : quelles formations pour quels métiers ? Quelle adéquation entre formation initiale et attentes des employeurs ? Quelle préparation aux nouvelles compétences liées à un contexte technique et réglementaire en permanente mutation ? Quelle réalité sur le terrain après les années de formation et de stages ? Etc. Notre volonté est également de soumettre aux participants un questionnaire englobant l'ensemble des situations professionnelles pouvant exister dans nos métiers, nous espérons y être parvenus !

Notre souhait, en réunissant ce matériau, est bien évidemment d'alimenter la réflexion sur l'insertion professionnelle des étudiants et de nos collègues nouvellement archivistes. Cela permettra au Collectif et à la Cofem d'être force de proposition concernant aussi bien l'amélioration des formations initiales que l'organisation des concours de la fonction publique, pour ne citer que deux enjeux très actuels de notre profession.


Maintenant, à vous de jouer !


Nous vous remercions d'avance pour votre participation et espérons que vous prendrez plaisir à partager sur votre parcours d'archiviste !

Maud Jouve
Vice-présidente de l'AedAmu
Pour le groupe de travail Enquête sur l'insertion professionnelle des archivistes

lundi 8 décembre 2014

Focus sur "Journal d'un archiviste"

La communauté archivistique est très présente et dynamique sur le web. Nombreux sont les membres de la profession qui créent et alimentent sites et blogs dans le but d’échanger sur leur métier et de partager des outils, articles, comptes-rendus, etc.

Nous avons choisi de mettre en avant Journal d’un archiviste, site suivi par la #TeamAEDA et dont les raisons de sa création par Fabien Zepparelli (diplômé du master professionnel « métiers de la culture, archives » de l’Université de Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines, archiviste à la Caisse nationale des allocations familiales et membre du conseil d’administration de l’Association des diplômés et étudiants du diplôme archives de l’Université de Versailles – Saint-Quentin-en-Yvelines, AEDA78) nous ont semblé originales et intéressantes. Celui-ci a accepté de nous en dire un peu plus dans le cadre d’une interview que nous vous invitons à découvrir ce soir !


Qui a créé « Journal d’un archiviste » ?

Lorsque j'ai réalisé la première version du site, elle m'a servi de travaux pratiques alors que je suivais les tutoriels du Site du Zéro. Cela m'a permis d'apprendre le HTML et le CSS ainsi que le PHP et le SQL. Actuellement le site est en Wordpress, c'est un gain de temps et surtout, pour moi qui ne suis pas programmeur, il offre beaucoup de fonctionnalités. Je suis toujours l'administrateur du site. Chaque personne auteur d’un article se voit automatiquement créer un compte de rédacteur.


Quand ?

La version hors-ligne du site a été codée en août 2012, pour une mise en ligne fin septembre. Le site est passé sur Wordpress six mois après me semble-t-il.


Pourquoi ?

Le but était de tenir un journal d'études de ce que j'apprenais lors de mon master 2. Du coup la mise en ligne coïncidait avec les premières semaines de cours. Par la suite j'ai pensé qu'il serait avantageux de faire participer l'ensemble de ma promotion. J'y voyais deux avantages : le site continuerait à vivre, et il permettrait de valoriser le travail de jeunes archivistes. Les recruteurs vérifient les compétences des candidats sur les différents réseaux sociaux. Il est avantageux d'avoir son nom rattaché non pas à des informations diverses sur des scores de jeux vidéos par exemple mais plutôt à un article lié à la profession !


Comment ?

Le site était au départ composé uniquement d'une page blog, puis une second page privée avec les informations relatives à nos cours a été créée. Par la suite un forum a été ajouté. Comme pour Wordpress, il s'agit d'un outil préfait : PhpBB3. Avec la V2, on a pu ajouter des catégories : visites de service, compte-rendu, etc. La V3, qui est la version actuelle, propose une page d'accueil avec des filtres pour les articles du blog. La page privée a été supprimée et le forum n'a plus lieu d'être depuis la mise en place du réseau social d’entreprise (RSE) de l'ADEDA, il est donc gelé.



Quels sont les "plus" de « Journal d’un archiviste » par rapport à d'autres sites et blogs ?

Ce blog est avant tout un outil de publication pour tous. Des bibliothécaires, des documentalistes y particip(ai)ent. Actuellement le rythme de publication a ralenti, cela est en partie dû à la relance de l'ADEDA, nous devrions de nouveau publier a minima un article mensuel sous peu. Je souhaite qu'il garde son aspect de tremplin de publication pour les personnes encore en étude. La recherche de l'emploi ne se prépare pas seulement après la fin du stage ou bien la remise des diplômes effectuée. Elle commence dès le début de l'année. Le monde des archives étant relativement petit, c'est un avantage de se faire connaitre le plus tôt possible.


Quel est le développement futur souhaité pour ce site ?

En lien avec les associations étudiantes, je souhaiterais mettre en place une trousse d’outils pour les professionnels en archivistique fraîchement diplômés. Le site étant également une plateforme d'informations, je suis également toujours intéressé par les articles liés à la valorisation. Un(e) volontaire pour un feuilleton sur le dépouillement d’un fonds et la rédaction de son instrument de recherche ?